TUNIS HEBDO N°1535
CLAIRE KEIM :
«J’aime les hommes
positifs»
Elle a des yeux en amande, un regard langoureux, des
formes plantureuses, et des cheveux longs. Pour certains Claire Keim rappelle la
beauté lumineuse des actrices des années cinquante.
Derrière le physique
naturel et angélique, elle cache une volonté d’acier et dispose de grandes
ressources. Comédienne chevronnée, elle aura bientôt vingt-neuf ans. Son
palmarès riche est fait de plus d’une trentaine de films.
Son talent est
reconnu par tous. En attendant le grand rôle au cinéma, après le théâtre, la
chanson en duo avec Marc Lavoine, elle joue la vedette de «Zodiaque», la série
estivale de TF1. Voyage dans le jardin de l’hôtel Hilton à Paris, parmi les
lavandes …
La femme qu’est Claire Keim a un côté fleur bleue manifeste.
Elle a débuté il y a dix ans sur le petit écran dans la série «Les yeux
d’Hélène». Depuis ce temps là beaucoup de choses ont changé. Elle a tourné pour
la télé, pour le cinéma et a joué au théâtre. Elle espère avoir appris. Elle dit
: «J’ai aussi compris qu’il fallait savoir s’ennuyer, se garder des moments à
soi. Mon métier est passionnant mais c’est un métier dans lequel on s’enivre. La
vraie vie est ailleurs, hors du gloss et des paillettes».
Elle appuie sa
position en ajoutant : «IL ne faut pas toujours chercher à remplir son emploi du
temps et surtout ne pas avoir peur du vide. Pour moi, le rôle d’Esther est un
peu comme une récompense. Ça fait partie des caresses de ce métier. Après dix
ans de bons et loyaux services, on me donne un des rôles phares de la série».
«Je ne veux qu’elle» !
Révélée au grand public en 2002, grâce
au duo avec Marc Lavoine «Je ne veux qu’elle», Claire Keim, à 29 ans, a déjà une
trentaine de films et de téléfilms derrière elle. Quel paradoxe ?
Elle
précise : «Sur dix personnes qui me reconnaissent dans la rue, huit n’avaient
jamais entendu parler de moi avant la chanson. C’est le miracle de la rencontre
avec le public. On l’obtient quand on ne le cherche pas. C’est comme l’amour».
Comme elle a toujours rêvé de son propre album, elle écrit des textes et
compose des musiques. «Je reprends aussi certains textes rédigés lorsque j’avais
douze, treize ans. J’ai envie d’un album qui s’inscrit dans la durée, alors je
prends mon temps. Pour le moment je n’ai pas d’idées très précises de ce que je
veux, juste des sensations. Je veux aller dans la simplicité. Même si j’aime
l’électro, j’évite les effets de voix, je veux quelque chose de naturel»,
dit-elle.
La vraie force, c’est le désir
Gracile, traits
délicats, regard en amande, des cheveux bouclés, qui auraient pu la desservir.
C’est n’est pas l’avis de l’actrice. Elle avoue : «Quand je lis les interviews
de filles au même physique que moi et qui se plaignent, ça me donne envie de
leur donner des claques. Regardez Charlize Theron dans «Monster» ! Tout est
permis. Il faut le vouloir. La vraie force, c’est le désir. Je ne fonctionne
qu’avec ça».
Mais est-ce qu’elle est idéaliste en amour comme dans le
travail ? Elle a compris que le prince charmant n’existait pas, mais je
l’attends toujours. Pour elle, l’amour est une question d’évidence. Quand ce
n’est pas évident dès le départ, elle ne voit pas comment ça peut le devenir.
Elle pense que : «L’amour ressemble à un miracle», en se rappelant que
depuis qu’elle est en âge d’avoir des petits amis, elle a été rarement seule. Sa
première relation a duré trois ans et puis deux autres, chacune d’une durée de
quatre ans, ont suivi. Elle confie : «Ces hommes que j’ai aimés, je les aime
toujours. Je n’ai pas de regrets».
«Je ne peux pas dire que j’ai été
chaste
A-t-elle gagné en maturité aujourd’hui ? On n’aime pas à trente
ans comme à vingt. Sur ce plan ses confidences sont révélatrices. Elle dit : «Je
ne peux pas dire que j’ai été chaste pendant trois ans mais j’ai été tranquille.
Aujourd’hui, j’arrive à vivre seule. Je n’ai plus besoin du regard de l’autre
pour m’ aimer. Je crois que j’ai grandi, mûri aussi. Le problème, c’est que je
ne fais pas tellement de rencontres. Je ne sors pas, car je me sens mal à l’aise
dans les boîtes de nuit. Je trouve d’ailleurs ça hallucinant que le lieu de
drague par excellence soit un lieu où on ne se voit pas et où on ne s’entend
pas. Mes seules rencontres se font dans le milieu professionnel. Il n’y a rien
de pire qu’une histoire d’amour sur un plateau. C’est suicidaire».
Que
cherche t-elle ? Là, elle est catégorique : «Un homme gentil, bouleversant,
plein d’humour et d’auto-dérision. Oui, je me rends compte que ça fait beaucoup
pour un seul homme. J’aime les gens positifs qui aiment la vie». Pour elle la
déprime n’a rien de glamour.
T.H