Interview

Peux tu nous parler de ton parcours ?
J'ai commencé à faire ce métier depuis que j'ai 16 ans et depuis cette époque là, j'ai fait un peu de théâtre, un peu de télévision et un peu de cinéma. Pas encore quelque chose d'énorme mais ça va venir, pas quelque chose d'assez gros pour que l'on connaisse mon nom… Voilà ma petite expérience.

Peux tu nous parler de ton rôle sur Le nouveau Big-Bang de Nikola Koreski ?
J'interprète le personnage de Julie qui est un personnage de son époque, assez déjanté qui aime bien passer ses soirées à danser sur de la techno, à se mettre la tête à l'envers et qui n'est pas vraiment préoccupée par les problèmes de société ; elle vit dans une autre sphère pour le moment et elle va être confrontée à un évènement assez extraordinaire qui va bouger en elle des choses et l'amener à une réflexion.

Est ce ton premier travail sur un court ?
Non, j'ai fait pas mal de courts métrages et je trouve que ce sont toujours de bonnes aventures. Ca permet de travailler dans l'urgence et de rencontrer des jeunes pleins de talents qui sont pas encore connus, ça permet de bien connaître les gens avec qui on a l'intention de faire des longs plus tard.  Ça permet de se roder et de bien apprendre à connaître les gens ; le court- métrage c'est une discipline que j'adore et une discipline à part entière au même titre que le cinéma, le théâtre ou la télé.

Est-ce ton premier court avec Nikola ? Et que penses tu de son travail ?
Oui, c'est mon premier court avec Nikola. Nikola, c'est vraiment quelqu'un de génial et j'ai eu la merveilleuse surprise de me rendre compte que sur un plateau, il sait vraiment ce qu'il veut, il est d'un calme qui est très appréciable. Ce qui est fou, c'est qu'on se rend compte sur un tournage que la personne la plus importante est le réalisateur parce que de lui et de son comportement dépend le comportement de toute le monde. Si c'est un réalisateur très angoissé, l'équipe va s'impatienter et ça va speeder de partout alors que si le réalisateur est très calme et très ordonné, les gens suivent. Et là, il y avait des très grands techniciens sur le court et il y a eu, de suite, un très grand respect pour Nikola parce qu'il a su imposer ce truc. C'est un meneur d'équipe, il a très bien su prendre tout le monde et leur montrer qu'on allait tous vers la même direction.

Tout s'est donc très bien passé sur le tournage ?
C'était génial. J'était vraiment contente parce que c'est important…parce que ce court métrage, c'est une pierre dans l'édifice qu'on va essayer de continuer à construire. Je sais maintenant…enfin je le savais déjà avant mais là j'en suis persuadée, c'est sûr et certain, que si on part sur le long métrage tous ensemble, il y aura aucun problème, tout ira bien . On sait bien communiquer, tout va vite, c'est précis, on s'aime tous. Je crois qu'il y a vraiment beaucoup d'amour et de respect, c'est ça qui est vraiment agréable.

Tu comptes faire d'autres courts-métrage prochainement ?
Oui, tout le temps. Le court-métrage, c'est quelque chose que je ferai toujours car déjà on rencontre des gens nouveaux, des gens qui débarquent et dont c'est le premier film et encore un fois, c'est le plaisir ! Je trouve que l'on sent beaucoup sur le court-métrage l'artisanat, cette notion de vraiment fabriquer quelque chose, c'est presque manuel, fait avec des bouts de ficelle. Là, en l'occurrence c'était pas vraiment fait avec des bouts de ficelle, ils se sont vraiment très bien débrouillés et on a pu avoir du très bon matériel qui est rarement voire jamais donné sur des courts-métrages. J'aime faire les court-métrages parce qu'il y a une énergie vraiment différente. Les gens qui sont là, ils sont vraiment là pour le film parce qu'ils sont pas payés ou très peu et s'ils se lèvent à 5 heures du mat' pour venir tourner c'est qu'ils en ont vraiment envie ; il y a une belle énergie sur les courts.

Peut tu nous parler un peu du long-métrage de Nikola ?
C'est pour bientôt. On va essayer de le tourner avant l'été ou pendant l'été avec la même équipe. C'est une histoire magnifique, une histoire universelle, intemporelle, d'une pureté rare avec des beaux personnages. C'est une très belle histoire mais je veux pas trop vous en dire, je préfère que ce soit Nikola qui vous raconte l'histoire et ce qu'il a envie de vous dévoiler sur le fil. Moi, mon personnage sera une vraie héroïne d'histoire c'est à dire un personnage totalement positif, qui donne, qui reçoit tout directement, qui n'a pas de filtre et qui est capable d'un amour inconditionnel et absolu. C'est beau à jouer.

Mis à part le court, tu as d'autres projets ?
Là, j'attends la sortie du Roman de Lulu, qui est un film qui sort le 18 avril avec Thierry Lhermitte et qui est aussi une très belle histoire d'amour. J'attends aussi la sortie de Féroce, un film avec Samy Naceri, Elsa Zylberstein, qui est un film sur l'extrême droite avec un personnage que l'on va dire obscur dans un film éclairé. Il va y avoir aussi Step by Step qui raconte la descente aux enfers d'un type qui arrive à Paris, qui va se perdre et qui va rencontrer des personnes pas très belles sur son chemin dont moi, qui suis un petite fille riche un peu barrée dans la coke qui sait pas trop où est la vraie vie et qui sont les vrais gens. J'ai fait un film américain qui doit sortir cette année et qui est une histoire d'amour entre deux femmes (The Girl). J'ai fait aussi un film d'horreur qui s'appelle Ripper, qui doit sortir à la rentrée prochaine et qui est un film qui fait très peur.